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Mardi 4 août 2009 2 04 08 2009 19:28
Cela fait longtemps que je n'ai pas posé quelques lignes ici. Rectifions le tir.

Beaucoup de personne de mon entourage direct ou indirect, se demandent pourquoi ma vie sentimental est si peu stable.

L'évidence dirait qu'après tout je n'en ai pas la nécessité pour le moment, je suis jeune, assez jolie, pas trop stupide et cultivée. L'évidence pourrait montrer que je profite de la vie avant de ne plus pouvoir le faire. Oui, l'évidence dit ceci.

Mais l'évidence parfois n'est qu'un brouillard trompeur.

Avez-vous lu Stefan Zweig "Lettre d'une inconnue" ?

Le livre n'est pas très long, 105 pages en comptant la préface d'Elsa Zylberstein. Comprendre vraiment ce livre est assez ardu, il faut, à mon humble avis, pouvoir consevoir l'être humain comme une personne incapabe d'égoïsme même jusqu'à la moindre parcelle. C'est difficilement imaginable. Mais c'est une possibilité.

Quand le livre de Flaubert "Emma Bovary" est sorti, une vague d'inquiétude est montée dans les familles. La peur que les filles et les jeunes femmes soient ainsi et contractent ce qui fut alors "le mal Bovary". Jeune fille fleur bleu, noyée dans ces fantasmes amoureux, ne trouvant l'amour idéalisé, finissant par se donner la mort.

L'amour de cette inconnue fait peur n'est pas. Parce que lui n'était pas idéalisé, il était consevable dans l'inconsevable.

Pourquoi ma vie sentimentale est elle si peu stable ?

Pour la même raison que cette inconnue. Parce qu'aimer comme je ne sais que le faire, me tue et y à déjà presque réussi. Plusieurs fois et trop de fois.

J'ai une différence avec cette inconnue. Je n'ai pas aimé qu'un seul homme. Mais le premier fut probablement le pire de tous. Il a, lui aussi, commencé trop jeune et, dans ma folle jeunesse, c'était un inconnu terriblement tentant et profond. Je m'y suis noyée et j'en ai perdu le sens commun, si jeune, si inexpérimentée, si seule.

On ne peut pas savoir l'impact des premières fois, on ne peut même pas savoir qu'ils dureront si longtemps. On dit si souvent qu'on oublie pas, on apprend juste à vivre avec.

L'inconnue a vécu ignorée pendant toute sa vie de son être aimé. J'aurais préféré cela plutôt que d'être connue et même appréciée de lui. La chute ne fut que plus brutale.

Mais ce souvenir n'image que mon propos.

Savez-vous l'effet que les larmes de vos parents peuvent faire sur une enfant ? Savez-vous quel est leur regard quand ils ne voient de leur fille qu'une loque humaine, incapable de sourire, solitaire et asociale ? Savez-vous l'effet que cela fait si jeune ?

C'est radical.

J'ai mis beaucoup de temps à définir la meilleure stratégie possible pour que cela n'arrive plus, j'ai fait beaucoup d'erreur, j'ai replongé souvent.

Pourquoi ma vie sentimentale est si peu stable ?

Parce que mourrire jeune serait une perte cruelle pour mes parents et je n'ai que trop de fois vu leurs larmes couler à cause de moi.
Par Mimi la souris - Publié dans : Nécrologie du sexe
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 06 2009 15:13
1. Hier, pendant toute la journée, il a plut. Hier  à 18h00, fin de ma journée de travail, je me rend compte que j'ai oublié mon parapluie. Il pleuvait toujours.

Résultat : Cheveux trempés, pantalon mouillé aux genoux, ballerines noyées et les écouteurs de Léon (mon mp3) s'obstinaient à glisser de mes oreilles.

2. LE GAZ EST REVENU. Presque aussi magnifique que le jour où mon radiateur mort en pleine hiver, a été remplacé. J'ai pu faire ma julienne de légumes sautés à l'huile d'olive avec escalope et crème fraîche.

C'était super bon même sans le Sancerre.

3. Hier soir, oh joie, oh bonheur. J'ai passé 2h00 à trouver un CD rom d'installation d'imprimante pour finalement craquer à choper un driver sur internet.

Mais ça y est, il est fini. Tout du moins imprimé. Mais il est beau. MON MANUSCRIT.

J'en suis presque amoureuse.

L'émotion m'étrainds.

Hi.
Par Mimi la souris - Publié dans : Ma vie et tout ses tracas
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 06 2009 12:49
Je trouve ce format de liste de mes petits tracas fort pratique. Donc voici celle des derniers évnènements.

1. Hier soir, je rentre tranquillement après être passé à la boulangerie acheter une demi baguette; chez le cremier-fromager avec qui j'ai longuement discuté de vin pour accompagner les repas, pour acheter de la crème;  chez mon primeur avec qui j'adore parler et qui me voit tellement que l'on se tutoie, pour acheter des pommes de terre et une bouteille de Sancerre et enfin chez le boucher pour une escalope de dinde.

 Bref de quoi me faire une julienne de légumes sauté à l'huile d'olive avec mon escalope coupé le tout lié à la creme fraiche et accompagné d'un très bon Sancerre.

J'épluche mes pommes de terre, j'épluche et coupe en julienne des carottes, je vais pour faire revenir mes carottes (sautées à la poele elles ont un merveilleux goût sucré) et là, c'est le drame. Plus de gaz.

Sachant qu'en arrivant chez moi était coincé sur ma porte, un feuillet m'expliquant comment remettre le gaz.

Je vais voir Amel ma voisine qui elle fait la cuisine sur la gazinière de l'appartement nouvellement vidé de ses occupants du 3ème étage. Je lui explique mon problème.

Elle me dit que des techniciens du gaz sont venus pour déplacer leur compteur de gaz et que de ce fait, ils l'ont coupé dans tout l'immeuble. Sauf qu'ils ont oublié de le remettre à mon étage.

Je me retrouve donc sans gaz pour cuisiner, pour prendre ma douche et faire ma vaiselle. Ce matin nettoyage à l'eau froide. Un technicien doit revenir aujourd'hui pour remettre le gaz. GDF m'emmerde prodigieusement.

2. Hier soir j'ai pleuré le peu de larme que mon corps peut produire à cause des emportements de mon coeur. Ce n'est pas tant le fait de se faire jeter qui me blesse mais l'état de faiblesse que cela engendre.

Etat qui me plonge inévitablement dans de bien mauvais souvenirs qui ne pourront jamais s'effacer. La seule façon de s'en accomoder c'est de vivre avec.

Heureusement pour moi j'ai de bonnes amies à qui parler, et hier soir Tiphaine était là pour sécher mes pleures. Ce qui fait qu'aujourd'hui c'est oublié.

Cela fut facil en somme car un coup de foudre arrivé la semaine dernière et asséché la veille passe très vite quand on a le bon sens de savoir s'en débarasser. Un peu de vin, une bonne discution, un effacage de l'historique des SMS envoie et réception. Simple comme bonjour.

Mais je me suis offert un nouvel amant pour la peine et j'en vois un habituel jeudi soir qui me procurera moult calins et petites attentions qui réchauffent les sens.

3. Ce week-end je suis chez mes parents pour la très chiantissime communion de Floriane, ma petite soeur de 10 ans ma cadette.

La famille paternelle et maternelle sera au rendez-vous.

Du coté du père, 7 frères et soeurs, mariés pour la plupart et parents. Dont 12 cousins et 4 cousines. 7*2 = 14+ 2 (les grand-parents) = 16. En comptant parrain et marraine qui ne sont pas de la famille. 2*2 = 4. Donc 16+4+12+4 = 36

Du coté de la mère, 1 soeur mariée avec 2 enfants, la grand-mère et son compagnon se qui nous fait 6 personnes.

En tout et pour tout un minimum de 42 personnes à la maison.

Mon cadeau sera une entrée pour le 4 et 5 Juillet au Japan Expo.

4. Antoine (l'un des avocats) a hurlé sur un client pendant une bonne heure. Fou rire de ma collègue Cendrine.

J'ai réalisé ce matin 5 délivrance d'assignation pour signification aujourd'hui avec 1 date pour 4 dossiers à prendre en référé au TC de NANTERRE.

Et réaliser une remise de chèque de 48.775 € hier.
Par Mimi la souris - Publié dans : Ma vie et tout ses tracas
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Mardi 9 juin 2009 2 09 06 2009 09:06
Après quelques semaines voir quelques bons mois sans rien poster, voici les dernières nouvelles.

1. J'ai intégré la très prestigieuse association raid tolkien qui organise tout les 2 ans un grand festival médiéval fantastique à Merville-Franville, Cidre et Dragon. Dans mon élan passionné, j'ai déjà envie de m'y plonger tête la première sans respirer. La JOC se souvient encore de mon travail acharné même quand je n'y étais plus. Bref j'ai hate de m'y noyer, ça émoustille mon esprit.

2. Les cours se passent bien et même trop bien. De part mon passage à la faculté de lettres certaines matières sont particulièrement faciles pour moi et je n'ai pas besoin de faire grands efforts pour briller. D'ailleurs il m'arrive parfois de m'ennuyer.

3. Mon livre est fini, il faut que je le mette en page et l'imprime. Je le soumettrais ensuite à mon professeur de technique rédactionnelle qui me pousse à chaque cour vers la publication. Affaire à suivre.

4. Aujourd'hui même, j'ai acheté ma première robe médiévale. La commande est partie ce matin, j'espère l'avoir en fin de semaine. C'est une robe très simple, bordeau avec un croisillon devant. Elle provient de l'Echoppe Médiévale. Une prochaine suivra le mois prochain, repérée sur le site Dornbluth, couleur bleu ciel et écru.

5. Un démenagement est en prévision. Je passe du 2ème étage de mon immeuble de Ville d'Avray au 3ème. Pour l'instant je n'ai pas de réponse du propriétaire à ma demande, mais son fils travaille à ma cause. Je croise les doigts car la vie en colocation dans un appartement pas fait pour est tout de même assez délicate. Surtout à l'approche de ma soutenance.

6. J'ai de nouveaux amants. Certains sont partis, d'autres sont arrivés. Vincent a quitté mes préoccupations d'avenir. Notre jeu du chat et de la souris aura duré un peu plus de 3 ans. Malheureusement malgrès toute la tendresse que je peux lui porter, il semblerait que nous ne soyons pas fait pour vivre ensemble.

7. Et enfin je viens tout juste d'éviter et avec grande fierté, une nouvelle peine de coeur. Avec moultes efforts pour m'être mon coeur au pas à grand renfort de claque mental. Ma stabilité est encore fragile, je m'exorte au calme et à la tempérance. Le souvenir des conséquences de ma dernière défaillance m'y aide en beaucoup. Inutile de me rappeler que l'amour à sens unique n'est pas bon pour la santé et encore moins la mienne que je sais précaire.

Voilà, voilà.
Par Mimi la souris - Publié dans : Ma vie et tout ses tracas
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 03 2009 12:40

Cette semaine fut riche en émotion.

1- J'ai fait ma plus grosse remise de chèque depuis que je travaille dans un cabinet: 12.637 €
Mais pas à mon nom.

2- J'ai fait des muffins aux Pépites de Chocolat pour ainsi respecter le Mardi des Croissants, sauf que j'ai fait des Muffins. Avocats et collègues ont adoré, ils comprennent pas se que je fous dans un Cabinet d'Avocat au lieu de faire de la Cuisine.

3- Je me suis préparée un délicieux diner mercredi soir : Escalope Milanaise avec pomme de terre sauté et oignon frit accompagné d'un Cote du Roussillon divin.
Antoine (Avocat) a frôlé la crise cardiaque dans la journée.

4- Aujourd'hui, jeudi, journée de la Signification de  Conclusion en Incidence pour le TGI de Versailles (Tribunal de Grande Instance) ainsi que journée de plus gros envoi de courrier : 159. J'ai pas encore commencé, je mange mon omelette tomates et maïs.

5- 12h50, aujourd'hui, Envois du 75ème message à Gurvan. Debut de cette conversation, y'à 3 jours environs.
Ma collègue a annoncé qu'elle était enceinte depuis 2 mois;

Demain soir je vais à la patinoire.

Ma vie est trépidante, je risque ma santé mentale et physique tout les jours !

Par Mimi la souris
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 03 2009 09:19
Et voilà, il fallait que ça arrive.

Vous avez vu hein, constatez les dégats. Vous qui m'avez poussé jusqu'à dans mes derniers retranchements pour que j'accepte, vous qui avez osé user de perfides moyens.

Depuis que je suis sur facebook je m'occupe de rien d'autre.

Vous êtes contents hein.

Ce blog est en jachère total. Plus rien n'y pousse.
Par Mimi la souris - Publié dans : Ma vie et tout ses tracas
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Lundi 2 mars 2009 1 02 03 2009 07:35
Et c'était bien.

A l'occasion de la venue d'un ami Rouannais sur Paris on a été à la Cité des sciences. Au début pour voir Crime Expo qui , on s'en est rendu compte en arrivant, était complète. On aura bien l'occasion de la voir elle reste un an.

Donc pour ne pas perdre notre journée nous avons pris un passe Explora qui comprend toutes les autres expos sauf "Zizi sexuel". Nous avons commencé par "Epidémik".

Une bien belle exposition où on parle d'Ebola, de Paludisme, de Tuberculose, de Peste.... que des maladies au jolie nom. Peste te fait sentir à quel point tu vas en chier, Tuberculose elle ça sera long, très long et douloureux.
J'avais une préférence pour le Chikungunia. C'est jolie !

Le point fort d'"Epidémik" c'est son immense jeu virtuel. Un plateau pouvant acceuillir 40 personnes, une aura qui te suis moyennement et qui t'indique tes points de vie, tes sousous, tes boucliers de protection, ton état infectieux.
Tu suis les instructions, et tu te déplace pour choper des soins ou esquiver les personnes contaminées. Vraiment un bon jeu vidéo version grandeur nature. Sympathique.

Ensuite on c'est baladé un peu partout et puis voilà.
Par Mimi la souris - Publié dans : Oh Paris, ville de culte et de pognon
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Samedi 28 février 2009 6 28 02 2009 14:49
Moi qui me targue d'être différente, de rien faire comme tout le monde, de lutter contre l'effet de mode comme une Che Guevara des temps moderne.

Moi qui rie face au fashonista, moi qui crache à la figure de la société et qui désigne d'un doigt rageur les épileptiques qui appelle leur mouvement désordonné de la danse.

Oui moi la butée de la vie, disant merde à tout bout de champs et ne faisant rien pour m'intégrer.

Oui moi j'ai craqué.

Je suis depuis hier soir sur Facebook.

J'ai honte.
Par Mimi la souris - Publié dans : Ma vie et tout ses tracas
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Mercredi 25 février 2009 3 25 02 2009 14:00
Dans mon métier il paraît que le stress est de mise.

Bah pas chez moi.

Voyez vous je ne suis pas quelqu'un de foncièrement stressé enfin surtout je ne le montre pas. Ce qui donne des situations particulièrement étrange.

Aujourd'hui je me suis fais incendiée par l'un de mes avocats. Avocat même qui disait à ma collègue hier que je l'angoissais à être trop calme.

Je ne vais pas changer ma façon d'être pour assouvir les besoins tyrannique d'un patron qui se sent mieux quand ses employées sont en age face à son regard impitoyable.

Pas de ça avec moi. Y'a pas grand chose qui peut m'impressionner et lui encore moins. La pédagogie ne l'étouffe pas c'est le moin qu'on puisse dire.

J'aurais pu lui répondre que j'étais désolé de n'être qu'une simple humaine. Il sera bien content le jour où ils pourront embaucher des robots IA parfait et infaillibles.

En attendant ils n'ont que de simple mortelle imparfait mais qui ont au moins de la chaleur et un sourire. Faudra faire avec et tant pis si le précieux sommeil de mon patron en est perturbé.

J'aurais du précisé dans mon entretien d'embauche que j'étais une bizzarerie de la nature. Peut être qu'ils y auraient réfléchis à deux fois, ou peut être pas.

Bref dans tout ça j'acceuille tout les jours chaque remarque, chaque pic ou crise d'angoisse avec un détachement tel que cela semble titiller leur stress et fait presque peur. C'est particulièrement amusant.

On dit le plus souvent que les apprentis craquent bah là c'est l'inverse. Maintenant reste à savoir combien de temps ils vont pouvoir tenir.
Par Mimi la souris - Publié dans : Oh Paris, ville de culte et de pognon
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Mardi 24 février 2009 2 24 02 2009 14:47

Il faisait froid à fendre les pierres. Les mains de l’enfant n’étaient plus du rouge des morsures glaciales mais d’un bleu noir qui n’était pas sans rappeler des chaires presque nécrosées.

Elle avançait péniblement dans la neige. Même cette masse blanche semblait vouloir la retenir pour la jeter comme un gibier à moitié mort entre les crocs de ses poursuivants pour ainsi offrir une luxueuse curée. Ces faibles prières n’arriveraient jamais au cœur de ce Dieu qu’elle priait tant le vent les emportait au loin. Elle aurait pu les hurler ces mots de détresse mais sa gorge la brûlait. De la cire chaude semblait avoir coulé dedans, bloquant ainsi les cordes vocales dans un silence lourd. Chacun de ses pas se perdait dans ce mur de chaux, laissant des traces si évidentes qu’elle se demanda un instant pourquoi elle continuait de marcher.

Le désordre qui lui servait de masse capillaire, collait à son front entre une nuance de rouge carmin et de givre. Elle regardait au loin, espérant sans trop y croire. Une fine lueur d’espoir submergeait par le vide, l’absence de tout, ne trouvant que quelque reste d’importance pour pouvoir survivre. Elle aurait voulu ne jamais naître. A cet instant même, elle était le néant. Elle n’en voulait à personne, elle s’en voulait d’être née, d’avoir pensée et un jour parler, d’avoir été vue pour être ignorée, elle s’en voulait de tant de chose mais n’avait plus la force de détester.

 

Dans ce froid de mort elle ne gardait en tête qu’une image répétitive et cruellement ennuyeuse. Celle de ces tout les jours où elle s’était levée sans savoir vers quoi elle marchait, sans savoir que le temps passé et qu’elle serait demain avant de s’en rendre compte. Toujours se lever, se déplacer, manger, parler dans une inconsistance nauséeuse. Trop jeune pour aimer, trop vieille pour rêver. Et probablement ne jamais aller au-delà de cette évidence. Elle pouvait sentir la tension de l’air, une pression sur sa peau qui voulait la dévorer avant l’heure. Profiter du spectacle tout de suite, ne pas attendre et pourtant patienter car ce désir inassouvi décuplerait le plaisir de voir cette fillette en sang, en larme et en hurlement. L’air se délectait déjà de ces vaines tentatives de fuite, alors qu’il sentait que la petite fille ne savait pas vers quoi elle marchait, comme toujours. Une mise à mort dont il serait le spectateur omniscient. La petite fille sentait cette pression mal saine et n’arrivait pas à avoir peur.

 

Qu’est que cela pouvait changer ? Elle n’avait jamais su pourquoi elle se levait, pourquoi elle parlait. Elle n’avait jamais eu la certitude d’un avenir radieux, elle avait juste pensé que cela devait être fait.

Par Mimi la souris - Publié dans : Mon mauvais goût pour l'écriture
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