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Vendredi 6 juillet 2007
Oui cette semaine j'en ai bavé comme un escargot. Oui cette semaine fut dure parce qu'il fallait se lever tôt. Oui cette semaine était éprouvante parce qu'une fois n'est pas coutume, j'ai travaillé comme une grande malade. Mais un travail avec des super gens avec moi alors ça rattrape bien.

Mais aujourd'hui c'était une semaine un peu spé, pour un week-end carrément spé. Yo m'explique.

Depuis 1 bon mois avec ma copine Jess, on est complètement tarée. Pourquoi ?Parce que demain on est le 07 juillet 2007. Demain à 6h30 pétante deux voiture (une twingo et ma zaphyra à moi) quitteront Evreux city pour BIG PARIS, very best capital française.

Mais pourquoi Paris, qu'y a t'il de si interressant ? Roh inculte total . Demain Parc de la Vilette, c'est le le le le le le le le le ...................................... JAPAN EXPO.

L'année dernière, grande honte à moi, je n'y étais pas. Alors cette année je me rattrape et j'y vais à 100% complètement survoltée. J'ai sortie mes petites tenues spéciales . C'est à dire que , pour décrir un peu le matériel, je serais en gothique lolita ................ Ok ça ne dis rien de plus. Donc voila:
Jupette d'écolière very courte à carreau noir gris et blanc ; des bas résilles attaché à un porte jartelle visible ; des chaussettes montantes jusqu'aux genoux rayées bordeau noir et rose; une chemise noir ouverte ; un corset noir par dessus; un cravate gothique punk lolita rouge et noir; et cerise sur le gateau  des oreilles de chat avec un noeud rose au milieu.

Je suis sûr d'une chose : on ne pourra pas me rater. Parce qu'en plus j'aurais une petite culotte rose bonbon.

On a pris des places pour samedi et dimanche. Ca va être le méga super pied.

Et bien sûr je raconterais tout tout tout se que j'aurais fait là-bas avec même des photos peut-être !!!!!
par Mimi la souris publié dans : Ma vie et tout ses tracas
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Jeudi 5 juillet 2007
Je suis crevée, crevée, crevée. Fatiguée, shootée, défoncée à mort. C'est dure de travailler !!!!

Mais faut bien gagner sa vie. Même si c'est fatiguant.

Mais merde quand  même, j'ai le choufleur en purée !

Et c'est tout se que j'ai à dire aujourd'hui !!!
par Mimi la souris publié dans : Ma vie et tout ses tracas
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Mardi 3 juillet 2007
La différence, nous sommes la différence. Elle fait notre unité, notre particularité. Nous nous construisons dans celle-ci. C'est notre monde.

Souvent nos amis se reconnaissent dans nos mondes personnels. L'on se retrouve à travers cette bulle que l'on se construit. Une bulle qui protège nos secrets, qui couve nos espoirs. Parfois douloureux, parfois inavoué.

Cependant cette évidence reste un essentiel dans notre développement intime. Malgré son invisibilité, elle se fait sentir. C'est comme une aura. Nos amis acceptent celle-ci. C'est pour cela qu'ils nous sont si proches. Parfois l'on se veut  plus intime. On aimerait intégré ce nouveau compagnon dans le jeu de notre univers. On aimerait mais on ne peut pas. Parce qu'un étranger reste un étranger. C'est un élément perturbateur. 

Il ne reste que le choix de voyager d'un monde à l'autre. Intégrer de nouveau élément , les tolérer mais garder toujours la bulle primaire.

Nos mondes sont autant de nuance qui font que nous sommes une personne bien distincte. Ils nous protègent des autres. Comme des armures. Cultiver son monde, le préserver, c'est cultiver son jardin secret.

Les jardins ont leur propre essence, leur propre architecture. Le partager c'est accorder la clé qui permet de lire en nous, de nous comprendre. C'est une marque de confiance très forte.

Alors parfois on voudrait faire confiance mais c'est au risque de voir notre bulle détruite, dénaturée. C'est un risque. Parfois c'est une bonne chose et parfois non.

Parfois aussi l'on cache notre personnalité dans nos bulle. Et l'on se construit un personnage pour donner le change. La bulle devient le monde réel et le comédien s'enracine dans le monde social. C'est pour cela que l'on ne connait jamais vraiment une personne.

Je crois que l'on se cache dans nos mondes et que notre personnage vit notre vie. Pourquoi ? Pour rester fort, pour éviter les décéptions, pour se donner une chance de recommencer, de changer.

D'un monde à l'autre car c'est un choix. C'est important pour connaitre, se connaitre, juger de la vie en gardant une distance de sécurité.


par Mimi la souris publié dans : Des discours comme ça
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Lundi 2 juillet 2007
AH les choses palpables, tangibles, objectives. On ne peut nier leur existence ils nous entourent. Nous sommes à eux ils sont à nous. Le parfait équilibre, l'échange idéal, l'osmose, l'harmonie.

AH notre univers d'objet.

Et en deux photos le mien.

Myna.JPGMyna, Myna, Myna mon chat au féminin. Bon oui c'est vrai c'est pas un objet, c'est un animal, un être vivant qui respire avec des poils (qu'elle fout partout), des griffes (qui font mal), et un moteur à ronron (la nuit c'est relaxant). Myna c'est ma confidente qui ne dira jamais rien pour me contredire. Elle dort dans mes bras, elle se frotte à mes jambes (quand je porte du noir c'est blanc après). Quand je suis triste elle vient ronronner à mes pieds. Elle joue avec les fil qui pendouille de mon ordi et au passage elle enfonce ses griffes dans ma cuisse.
C'est mon être vivant à moi, mon monde matériel.



Voici le deuxième pilier de mon univers matériel. Je vous présente Didinateur mon ordinateur portable. Avec lui c'est tout les possibles. Je peux tout dire, tout écrire , tout savoir. C'est un compagnon idéal. Film, musique, blog, photo..... Parfois le monde semble simplement à porter de clavier. Il est très personalisé. J'y ai collé des stickers de Snoopy et de Betty Boop. Parce que c'est mon Didinateur, il est unique. Et je le montre.


Bref si peu de chose qui m'entoure et c'est pourtant bien suffisant. On croit qu'être heureux c'est posséder beaucoup. Mais les bonheurs les plus simples se font avec peu. Il faut juste remarquer la juste valeur de ce peu. Une juste valeur qui suffit à tout et qui nous attache à cette terre.
Le reste nous attache aux personnes, à l'invisible, au subjectif . Mais là c'est une autre histoire avec d'autres mots.
par Mimi la souris publié dans : Ma vie et tout ses tracas
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Samedi 30 juin 2007
"Tu me fais tourner la tête,...."

Et je tourne en toi.

Ce monde valse dans sa grande robe de mer et de terre. Et bientôt de ruine et de poussière.

Il faut rendre compte du mouvement que les hommes provoquent. Nous sommes dans une gigantesque fourmilière, nous sommes des fourmis. Et nos pas font bouger le monde.

Tourner et tourner encore, valser à en perdre la tête. Le mouvement est étourdisant. Je suis le mouvement et je vais aussi à contre courant.

Pour être sûr, pour profiter , pour tout voir sous tout ces angles. La tête à l'endroit, la tête à l'envers et aussi de travers.

Le mouvement se fait en 3 pas de danse. 1,2,3 ; 1,2,3; 1,2,3.... et je me déplace en tournant frolant les poussières humaines dans une robe de princesse morte.

Je valse dans le monde, avec lui, sans lui. Je valse, tourne et me perd.

Où est mon cavalier ? Qui est mon cavalier ?

La le voila dans son habit noir. Il est bien sombre. Je valse avec une ombre.
par Mimi la souris publié dans : Des discours comme ça
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Vendredi 29 juin 2007
Comme le dit mon grand maitre Jean Claude Van Damne on n'accorde jamais assez d'importance au silence.

Et silence il va y avoir car enfin seule, oui seule. La grande maison familial pour moi toute seule. 5chambres avec des lits 2 places. 20 couchages minimum.1 barbecue, une cuisine, une salle à manger, un salon, une salle de bain, une voiture, un garage et un énorme jardin.

Demain commence la chtouille. Une 10ène d'invité, je vais faire un cranage pour fêter ma solitude.

Que de bonheur !!!!
par Mimi la souris publié dans : Le coin détente fumeur et non fumeur
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Jeudi 28 juin 2007
Ce secret est l'un des plus grand de mon existence. Peu de gens le savent, peu de personne en parle. Et pourtant il est omniprésent dans ma vie. Oui je suis dévoué corps et âme à un dieu. Je suis son envoyé, son émissaire, par moi se propage son savoir et sa sagesse. Je suis la grande prêtresse du dieu Pawaï.

Et aujourd'hui encore il m'est apparu sous la forme d'une étiqueteuse. Le dieu Pawaï est le dieu de la mauvaise journée et de la mauvaise humeur. Une journée pourris est un signe de mon dieu. Et il m'appartient de le louer pour cette journée de merde et de la mauvaise humeur qu'elle a engendré.

Aujourd'hui ma foi fut mise à rude épreuve par cette fameuse étiqueteuse. Elle était possédée par mon dieu. Et de façon très vicieuse de surcrois.

Je revenais de ma pause d'une demi heure et allais m'installer devant ladite étiqueteuse. Il est vrai qu'elle ne m'était pas destinée de prime abord. Mais mon amie Jessica dans sa grande mansuétude a accepter d'alterner nos deux postes. Car après avoir passé plus de 4 heures debout à me couper les doigts sur des cartons, à me desecher les mains et à m'esquinter le dos à déplacer des cartons pleins d'une palette à une autre, je dois avouer qu'il était grand temps pour mes nerfs de passer à autre chose.

Mais se qui devait être un poste reposant est vite tourné à la crise de nerf tant évitée. L'étiqueteuse pernicieuse marchait bien. Au début. Je suis arrivé à la fin de mon rouleau. Et c'est à cet instant que mon dieu, Pawaï le grand, est entré en son sein.

Le composant qui permettait aux étiquettes de défiler une à une quand on en retirait, se mis à danser sur la machine. Il bougeait dans tout les sens comme un diablotin sortis de sa boite. Ma contre-maitresse arrive et constate la possétion (merde je sais plus comment ça s'écrit).
"Il faut aller quérir un exorciseur !!" me dit elle.
Elle prend son téléphone et appel Mr Le Technicien exorciste grand manitou de la machine.

Mr Le Technicien exorciste arrive 5 min plus tard et d'un geste fière il sort son cruci-tournevis et resert la machine follette. Ainsi redevenue calme, je peux reprendre mon travail. Mais il faut plus à mon dieu Pawaï qu'un Mr Le Technicien exorciste pour en venir à bout. L'étiqueteuse reprend de plus belle. Et là se n'est pas 1 mais 2 étiquettes qui se succèdent. Ne prennant garde, je me dis qu'une étiquette de perdu se n'est rien.

Cependant se n'est plus ensuite 2 étiquettes qui s'enchainent mais 3. Je me dis étrange, étrange cette étiqueteuse n'étiquette pas à la même vitesse que moi !!! Et d'un coup c'est le chaos destructeur. L'apocalypse tant annoncé par St Jean l'Eve Angélis, se produit sous mes yeux.
L'étiqueteuse diabolique crache toutes ses innocentes étiquettes qui se retrouvent ainsi par terre, salies et inutilisables.

"Vade retro satanas" m'esclame je (véridique ça m'a échappé). Je coupe tout car machine sans électricité c'est machine démystifiée. Mais les boites à étiquetées défilent toujours. Et elles s'entassent, elles s'entassent sur ma petite table couverte d'étiquettes. J'appelle mon amie en renfort et elle arrive avec tout plein de cartons salvateurs.

Ici s'arrête l'existence de mon étiqueteuse possédée par mon dieu Pawaï. Et demain matin quand l'équipe du matin prendra notre place, elle se retrouvera confrontée à cette abomination pawaïque. Car Mr Le Technicien exorciste est passé devant elle et pris de panique a dis:
"J'ai plus le temps, je m'en occuperais demain."
Nous laissant ainsi impuissantes et obligées d'étiqueter à la main.

Voila j'ai reconnu ici la main de mon dieu, qui encore une fois me fait grâce de sa puissance et de sa présence sur mon lieu de travail.

Je te rend hommage oh mon Maitre, toi le très Grand, toi le très Bon. Toi aux Milles Générositées qui m'a fais dons de cette journée pourris. Merci.           
par Mimi la souris publié dans : Ma vie et tout ses tracas
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Mercredi 27 juin 2007
Il était une fois une chanson qui était écrite sur une page blanche, plus blanche que blanche.

    Vierge d'écriture, elle fut un jour perturbée par le grattement d'une plume.

    Elle se retrouva tatouée de long en large de noir, de bleu, de rouge, de tâches blanches, de tâches noires, des ratures, des fautes de grammaire, d'orthographe, de conjugaisons, mai surtout de mots.

    Des mots liés, ponctués et qui sonnaient sur l'air d'une note de piano.

"Qu'est qui m'arrive ?" se demanda la pauvre page vierge.

Les mots lui répondirent:
    "On te fait vivre. Tu deviens si belle ainsi barbouillée. Les gens  te regardent, t'admirent. Tu es une page de vie."

    La page, auparavant si blanche, si solitaire, était devenue le support d'un coeur.

par Mimi la souris publié dans : Mon mauvais goût pour l'écriture
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Mardi 26 juin 2007
Il n'y a personne, il n'y a personne, personne ne me voit. Je répète ces mots dans ma tête encore et encore pour me rassurer. Il n'y a personne, il n'y a personne.... Je me cache presque sous ma serviette en me déshabillant. Mes yeux me font mal à force de disséquer chaque coins et recoins de la pièce. Sensation désagréable qu'ils vont sortir de leurs orbites et venir s'écraser conte le carrelage. Je les imagine flaque sanglante dégoulinant entre les interstices du sol. Sous la douche je ne peux m'empêcher de cacher mon corps avec mes mains. C'est stupide on ne peut pas se cacher derrière des mains. La douche sera rapide.

 A peine séchée que je suis déjà habillée. J'attrape mon sac et je sors sans me retourner. La journée sera horriblement désagréable. La fatigue, le manque de sommeil me met de mauvaise humeur. Les heures de colle tombent pour le moindre chuchotement. Irritable et peau de vache, mes élèves n'osent même plus ouvrir la bouche. Et ça m'exaspère encore plus. Je rentre épuisé et jette rageusement mon sac à travers la pièce. Il percute ma lampe de chevet qui se brise sur le sol. Calme, il faut que je me calme.

 Mais j'ai les tripes qui s'écrasent dans mon ventre. Je tourne et retourne. Ma main parcourt le mur à la recherche du moindre détail, d'une bosse. Je ne peux pas rester dans cette pièce. Laissant mes cours dans mon sac, je sors et déambule sans destination dans les rues qui se vident peu à peu. Je n'arrive pas à oublier l'angoisse. Je ne pense qu'à ça. Il est 00h45 quand je rentre enfin chez moi. Le ventre noué, j'en oublis de manger. Et me couche sans certitude de trouver le sommeil. Il ne vient pas.

Mes yeux restent clos, quelque chose est là, il est près de moi. Non je ne veux pas voir, il n'y a personne. Mais je le sens, il me fixe. Mes muscles se crispent, ma mâchoire ne dessert pas. Le sommeil ne vient même plus. C’est une loque humaine qui se lève et titube. J’ai mal partout, courbaturé par cette nuit de cauchemar. Apeuré je n’ose même plus regarder autour de moi. Je n’ose même plus enlever mon pyjama. Je n’ose même plus bouger. Cacher sous ma couette, je m’habille et m’enfuis de ma maison en oubliant mon sac.

Mes cours sont un enfer autant pour mes élèves que pour moi. Je bafouille, reste particulièrement irascible. Un élève tapageur chahute. Il parle, il ne m’écoute pas. Cet élève se moque de moi, il ne me voit pas, ne fait pas attention à mon cour. Il n’a pas le droit. Son rire léger résonne dans ma tête. De la provocation, c’est de la provocation. Il croit imposer sa loi, il croit qu’il peut ne pas m’écouter. Mais pour qui se prend t’il. Les yeux injectés de sang, je hurle son nom. Silence pesant. Plus personne n’ose respirer. Cet élève a déshonorer mon cour, il vient de bafouer mes années d’études. Je me dirige à grande enjambé vers lui. L’attrapant par le col de son tee-shirt, je l’arrache de sa chaise et le jette dans l’allée. L’enfant tente de reculer et fini par s’enfuir de la salle. Mes élèves me regardent effrayés. Je regarde la salle. Et je sors.

Chez moi, la tête me tourne. Il est là, il me regarde, il s’amuse avec moi. Tu es là, je te sens, tu me nargue. Où es tu ? Montre toi enfoiré, montre toi. Les murs bougent, ils se rapprochent. Ils veulent me dominer. Ils sont complices, ils le protègent. Les meubles aussi ils sont de mèches. Je les vois. Ils s’amusent à me torturer. Et là je comprend. Il est dans les murs.

C’est une furie qui se jette sur le papier peint. Il vole en lambeau. Hahaha vous faites moins les fière. Mais non ils me narguent encore, ces murs. Ils le protègent, il est dedans. Folle de rage, j’attrape une chaise et commence à cogner les murs. Je frappe encore et encore. Je détruis à en avoir mal au bras. Des trous commencent à apparaître. Oui je vais vous tuer, vous allez mourir et ensuite je le tuerais lui. Vous avez perdu.

 Mais il n’y a personne derrière les murs. Il est là, il est toujours là, il se moque de moi. Je sens, son souffle, son odeur. Il ne gagnera pas. Les meubles. Il est derrière les meubles. Ma chaise toujours à la main, je la lance contre mon étagère en bois qui se brise et tombe au sol. Ils me regardent ils me regardent tous. Aveuglée je renverse le lit, la table, le frigo et la gazinière. Mais non, il est toujours là. Arrête, arrête, laisse moi. Je ferme mes yeux et plaque mes mains sur mes oreilles. Arrête, arrête, va t’en. Je te déteste, je te hais, barre toi, casse toi, je te hais, je te hais. AHHAHHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHHA. Et de nouveau le trou noir.

C’est aveuglant. Tout est blanc et j’ai le vertige. J’ai mal au mains, j’ai mal au bras. Ma bouche est pâteuse. Je ne peux pas bouger. Tout est blanc, ça fait mal au yeux. Tout est blanc et silencieux. Je relève la tête. NON NON NON, les murs, ils me regardent, ils le protègent, il est là. AU SECOURE AIDEZ MOI......  

par Mimi la souris publié dans : Mon mauvais goût pour l'écriture
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Dimanche 24 juin 2007
Les murs sont blancs. Si blancs qu'il m'aveugle. Qu'es que je fais là ? J'ai la tête qui tourne, c'est vaseux. Je ne peux même pas bouger. Je suis assis contre un mur mou. J'essaye de me rappeler comment j'ai pu arriver là. Il y a une semaine j'étais encore chez moi. J'angoissais. Pourquoi ? C'est encore très flou. Et je suis si fatigué. Il n'y a pas un seul bruit dans cette pièce. Et puis c'est si blanc. Je m'endors.

Je me retrouve dans mon lit. Ah se n'était qu'un rêve. Je me lève et je regarde tout autour de moi. Je suis bien chez moi dans mon petit 20m² tout confort. Se n'était qu'un rêve. Je me dirige vers ma douche. J'en lève mon pyjama. Et puis j'ai un doute.

 Je me retourne. Inquiète, je tend l'oreille. Les voitures passent dehors. Il est 7h, les gens vont au travail. je scrute les murs, regarde le plafond. Dans le doute je prend ma serviette pour couvrir ma nudité. Je reste comme ça pendant quelques minutes. Et je chasse ce doute. L'eau finit par me convaincre que tout va bien. Je m'habille en vitesse en sortant de la douche parce qu'il fait un peu froid chez moi. Encore une journée comme les autres. Je m'apprête à partir travailler, il fait beau dehors et surtout il fait chaud. C'est rare pour un hivers. Je saisis mes clefs et ouvre la porte. J'ai toujours pris l'habitude de m'enfermer le soir. On entend tant de chose sur des gens qui se font cambrioler ou agresser chez elles. Alors je préfère être prudente.

 Un tour de clef et la porte laisse entrer l'air. Il faut que je pense à aérer en rentrant. Le temps est idéal pour cela. Je m'apprête à passer la porte puis soudain une inquiétude. Je me retourne vivement. Je cherche quelque chose qui ne va pas, un objet qui n'est pas à sa place. Mes yeux balayent la pièce. Mon lit est fait. La vaisselle d'hier soir s'entasse dans l'évier. La buée de la douche colle à la fenêtre. Le gaz est éteint. Tout semble normal. Je hausse les épaules. Un contre coup de ce rêve étrange probablement. Je referme la porte. 2 tour de clef et je suis partie. Ma journée reste égale à elle même. J'arrive dans ma salle de classe, j'installe mes affaires et j'attends que la cloche sonne. Aujourd'hui mes élève vont découvrir Molière. Je sais que se n'est plus vraiment dans leur univers mais Molière a su faire rire donc j'arriverais bien à faire rire des ados de 14 ans, 21ème siècle ou pas.

 La journée passe rapidement. Il est 18h30 quand je franchis enfin le seuil de mon chez moi. Un peu de répit, que diable !! De l'eau chaude sur le feu, je commence à regarder les devoirs de mes élèves. Et je commence à penser à toute autre chose. Il faut que je déménage. Mon salaire est assez élevé pour que je puisse vivre dans un vrai appartement. Et peut-être aussi acheter une voiture. Quoique dans une grande ville, la voiture c'est pas se qu'il y a de plus pratique. Mais c'est utile pour partir en vacances. Bon on verra plus tard. L'eau boue. J'éteins le feu et remplis mon mugs. Un bon thé au citron il n'y a rien de mieux pour se détendre. Ah oui, j'oubliais ! J'ouvre grand les fenêtres et laisse rentrer l'air tiède de cette fin de journée. Quel bonheur ! Il faut parfois peu de chose pour être heureuse. Je reste à regarder la rue, songeuse, ma tasse à la main.

 Mon coeur se sert. Encore cette étrange sensation. Je ne peux pas m'empêcher de scruter les murs, les objets. Il y a quelque chose de malsain dans cette pièce. Et c'est frustrant je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Je ne fais plus attention à la rue, je ne sens même plus le vent qui me caresse la joue. J'ai une bien désagréable impression, qui me fait mal au ventre. Je décide de ne pas y faire attention. Je retourne à mes copies et le travail m’absorbe peu à peu. Il est 20h30 je viens de mettre la main à ma dernière copie. Et j’ai faim. J’ouvre le tiroir et attrape un sachet de soupe instantané. Ça devrait faire l’affaire pour ce soir. 2min plus tard je déguste ma soupe au 10 légumes dans un bol en bois verni. Un cadeau de ma meilleur amie pour Noël. Un service de deux bol en bois vernis, un rouge et un vert. J’adore ces petits bols chinois. Le seul inconvénient c’est justement le bois. Des petites fissures commencent à apparaître sur les bords.  A force de le laver, ça arrive. L'eau s'infiltre entre les fines lamelles de bois.

 La chaleur de la soupe me relaxe. J'allume quelques bougies pour créer une atmosphère de détendre et oublier cette désagréable sensation qui semble persister. Les ombres dansent au rythme du balancement des flammes. Le jaune de mon papier peint se transforme en un sublime couché de soleil. Je ferme les yeux, je voyage un peu dans ma tête. La soupe me réchauffe les mains. Sensation diffuse que se répand dans mon corps. Un peu de musique "Yesterday once more". Je m'étend sur mon lit et me laisse bercer par la mélodie. "Every chalala every ohohoho....." 
Je me redresse, coeur battant. Les yeux écarquillés, les mains tremblantes j’ai peur. Où est t’il, il y a un inconnu chez moi. Je ne fais pas attention et je me brûles la main avec la soupe encore chaude. Mais je ne sens pas la douleur, je cherche l’intrus. Prudente, je me lève et jette un coup d’oeil dans les toilettes. Personne juste le papier et les WC. La lunette est descendu. Je ferme la porte. Mais mon coeur bat toujours à se rompre. Je le sens, sa présence me frôle la nuque. Je sursaute, me retourne vivement. Je tombe sur mes genoux et regarde sous le lit. Il n’y a que de la poussière et un sac de voyage.  Son regard me suit j’en ai la certitude. Où se cache t’il ? La peur me colle au ventre. Sans être vraiment rassurer, je décide de me coucher.

 Se n’est sûrement que le stress de la journée. La fin de ma soupe finit dans l’évier. Cette petite panique m’a coupé l’appétit. Mes amies vont encore dire que je maigris trop. J’attrape ma brosse à dent. Petit coup d’eau fraîche sur le visage et je saute dans mon pyjama. Je ferme les volets et je ne sens même pas le petit vent doux qui caresse  mes bras nus. Il fait noir. Ma couette se faufile dans les creux de mon corps. Je me blottis entre ses replis et ferme les yeux. Mais le sommeil ne vient pas. L’angoisse me sert le coeur, me sert le ventre.

 Les heures passent lentement, j’ai peur d’ouvrir les yeux. Il est 3h quand le sommeil arrive enfin à m’emporter. Les info du matin me réveil brusquement à 7h. Les yeux un peu bouffis par cette courte nuit, je me lève avec difficulté . A peine ai je posé mes pieds sur le carrelage froid  qu’à nouveau j’écarquille les yeux. Hors tout est normal, tout est à sa place. Non vraiment je crois qu'il faut que je prenne des vacances. La fatigue commence à avoir de drôle d'effet. Car cela ne peut être que la fatigue puisqu'il n'y a personne hormis moi dans cette pièce. Il n'y a personne, il n'y a personne, personne ne me voit.
par Mimi la souris publié dans : Mon mauvais goût pour l'écriture
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