Laissons l'humour de coté. Bien qu'il siét aux hommes, ils ne sont pas qu'une grossière caricature d'eux même. Un peu de réalisme, un peu de féminité dans des paroles bien amères.
Non, comment passer à coté de cet essentiel qui rend notre vie de femme si exceptionnel. L'homme est cet animal qui sait dompter nos impétueux tempéraments. Entre la douceur et l'instinct
masculin.
Le merveilleux mélange que l'on préssent et que l'on désir. Ils essayent de comprendre les complexes méandres de notre esprit. Rendons à César se qui lui appartient. Ils essayent de plus en plus.
Parce que nous le voulons, parce qu'ils nous respectent.
Parce que l'homme sait être cette armure de chaleur dans laquelle on se perd volontié. Nous resentons, oh grand damne de notre sexe. Douloureuse fragilité dont l'on ne sait comment se débarasser,
qui trouve réconfort dans les bras d'un homme.
Ils ont cela pour eux. Leur caresse, leur mot qui trouve la breche et l'a comble comme ils le peuvent. Ils essayent avec leur maladresse, leur timidité. Si passionnés parfois, si brutale aussi.
Mais d'une brutalité animale qui ne brise aucunement les coeurs. Bien au contraire. Nous sommes femmes, animal indomptable et pourtant parfois conquise dans le désir mutuel.
Un échange d'ardeur, de plaisir où fonde dans des températures corporelles de vaine querelle. Il n'y a plus ni sexe fort ni sexe faible car dans des draps ne restent que les sens excités de deux
corps qui se fondent l'un dans l'autre.
Et parfois l'homme s'attarde à nos cotés. Parfois il nous donne ce bonheur. Un amour qui chasse l'habitude, la monotonie. Il devient notre moitié, une âme soeur au masculin ou au féminin. Il veut
nous surprendre, tout savoir de nous. Sa curiosité est grande, seulement parfois l'on ne trouve pas les mots pour l'appaiser. Parfois l'on va trop vite, parfois l'on brule les étapes. Parfois
seulement parfois.
Puis cet homme qui s'attarde devient père. Une autre façette de l'homme. Une surprenante découvert qui nous fait chérir encore plus cet homme qui nous rend mère. Il vient de nous donner une
famille.
Tout ceci est un moment dans la vie d'un homme. Il peut être comme cela, dans chaque homme se cache cette infime partie qui le rend grand. Il le peut mais il lui faut du temps pour le vouloir
vraiment.
Ces paroles sont malgrès tout amer car aujourd'hui que pouvont nous encore espérer dans le mot "amour" ou "famille". Tant de choses sont venues assombrir l'image des familles heureuses et unies,
tant de libertées ont occulté les beaux sentiments shakespeariens.
Les fleurs bleus se fanent pour laisser place à des roses épineuses. Et les hommes vont d'aventures en aventures et brisent bien des coeurs. Ils vont ainsi sans se soucier du mal provoqué jusqu'à
un jour s'arrétait, lassés de cette course aux plaisirs. Inquiets face à l'avenir et à cette solitude qui pointe. Ou alors conquis par une fleur qui leur ressemble.
L'homme est beau dans ces excés. Mais il est plus beau encore quand il s'attarde.