L'affirmation qui va suivre va en surprendre plus d'un, mais au risque de vous choquer voila. Nous sommes en hiver.
Ca y est la vérité est dite je ne peux pas revenir la dessus. En faite l'hiver c'est une période un peu particulière. C'est la terre qui meurt pour renaitre au printemps. Un temps de pause où l'on remet en place tout ce qui ne va pas pour revenir au monde plus fort, plus confiant.
Donc introspection. Et qu'es que je vois ? Une réalité un peu dure mais nécessaire.
Dans la vie, il y a des moments qu'on ne peut oublier, des blessures qu'on ne peut effacer, des conneries qui ont la peau dure.
Je suis devenue se que je suis. Je suis se que j'ai décidé d'être et je ne voudrais être personne d'autre parce que je m'accepte ainsi. La vie m'a donné des blessures que je ne voulais pas. Ces blessures font mal.
Au début on croit que l'on peut les oublier, les effacer. Mais jamais on y réussit. La seule chose que l'on peut faire c'est apprendre à vivre avec. Elles sont là comme gravé dans notre chaire, elles nous détruisent quand on veut lutter mais surtout elles nous font grandir.
Mais c'est dure. J'ai appris à haïr le monde, à voir les hommes comme des monstres, à me détester d'être aussi fragile. A me détester parce que j'étais perdu. Chaque matins je me levais en souhaitant pouvoir dormir indéfiniment. Je voulais que l'on me laisse tranquille parce que le quotidien n'était qu'un combat qui se répétait encore et encore. Trop de bruit et trop de monde. Trop de gens en qui je ne me reconnaissais pas. Ils avaient ce regard, un regard curieux devant une chose étrange. Et ce mot qui revenait sans cesse , différente.
Comment se protéger ? En s'enfermant, en ayant la rage, une rage sourde qui vous fait avancer. Je suis passé par tant d'épreuve, tant de douleur, tant de conséquences. J'ai fait des bêtises que je regrette pour ce qu'elles auraient pu provoqué mais que je ne regrette pas pour ce qu'elles m'ont appris.
Dans ma bêtise, j'apprenais à me connaitre et je me prouvais que je pouvais marcher la tête haute et rire du destin. J'ai compris mes peurs, j'ai parlé avec mes craintes et j'ai cultivé ma différence parce qu'elle est moi.
J'ai fait de moi se que je suis aujourd'hui. Une jeune femme qui avance et qui a la rage. La vie est un combat que je releve. Elle ne m'aura pas. C'est moi qui l'aurais.